Et tous les mots.
Ceux qui embrouillent, ceux qui ne servent à rien, ceux qu'on savait déjà, ceux qui étonnent, ceux qui questionnent, ceux qui blessent parce que j'aurais dit les mêmes si j'avais osé, ceux qui font sourire, ceux qui font chanter, ceux qui créent une atmosphère, ceux qu'on ne connaît pas et qu'on apprend au bout de deux ou trois fois, ceux qui font mal aux oreilles, ceux qu'on ne veut pas entendre, ceux qui écorchent, qui égratinent, ceux qui.
Ceux qui s'étirent jusqu'à ce qu'on ne distingue plus les visages à cause de la nuit, ceux qui font partir, ceux qui font couler les larmes, ceux qui font se poser des questions, ceux qui énervent, ceux qui s'acharnent, ceux qu'on ne veut pas entendre, ceux qui remettent en cause, ceux murmurés dans le froid, ceux qui font hausser la voix, ceux qui angoissent, ceux qui font peur, ceux qui soulèvent les doutes, ceux qui donnent des frissons, ceux qui.
Ceux qui collent des sourires, ceux qui enseignent, ceux qui redonnent de l'espoir, ceux qui disent des projets, ceux qui proposent, ceux qui invitent, ceux qui demandent, ceux qui acceptent, ceux qui rendent euphorique, ceux qui s'échangent au-dessus des plateaux du Resto U, ceux qui se chuchotent dans le portable dans les rayons de la BU, ceux qui se transforment en rires, ceux qui.
Ceux qui se chantent, ceux qui se dansent, ceux qui se crient, ceux qui tourbillonnent, ceux qui s'écrivent, ceux qui se jouent, ceux qui s'inventent, ceux qui se lisent, ceux qui se relisent, ceux qui se donnent, ceux qui s'envoient, ceux qui se partagent, ceux qui restent secrets, ceux qui restent silencieux, ceux qui restent étouffés, ceux qui se disent avec les yeux, ceux qui.
Et ceux qui manquent.